Handball Vs Blessures : quand le sport flirte avec la rupture !

Handball Vs Blessures : quand le sport flirte avec la rupture !

Handball Vs Blessures : quand le sport flirte avec la rupture !

Les observateurs ne cessent de le répéter, le Handball est un sport en grande mutation. Son jeu évolue et ses pratiquants sont aujourd’hui rapides, grands, musclés, explosifs, souples et techniques. Cette saison encore, le championnat de LidlStarligue s’est dinstingué par des matchs de haut-niveau, dans lesquels s’affrontent de véritables athlètes professionnels. Les corps des joueurs doivent supporter des contacts violents à des intervalles qui, eux, ont tendance à se restraindre. Bon nombre d’analyses ont récemment vu le jour à ce sujet, alors ce mois-ci tu as droit à la nôtre ! Coup d’œil sur un des principaux fléaux du Hand moderne : la blessure.

PLUS ÇA COURT… ET PLUS ÇA CASSE 

Un chiffre : 101. C’est le nombre total de blessures recensées sur l’ensemble des matchs de Starligue la saison passée. Brut, ce chiffre n’apporte aucune signification. Cependant, en regardant en détail, on s’aperçoit qu’il se divise en 31 blessures pour les pivots, 16 pour les ailiers, 19 pour les demi-centres, 25 pour les arrières et enfin, (seulement) 10 pour nos mystérieux amis les gardiens. Poste par poste, ces chiffres trouvent une nouvelle résonnance car ils peuvent être étudiés au cas par cas en fonction de leur localisation. Pour cela, nous te laissons re-visionner les 182 matchs du dernier exercice, y compris les valises de Pontault ou Cesson-Rennes au PSG, ou le séduisant 20 à 19 entre Nantes et Dunkerque. Comment ? On nous glisse dans l’oreillette que pour y voir plus clair, nos graphiques pure qualité 100% Home Made (« Fait Maison » mais ça claque mieux en anglais) sont de retour ! 

 

Les blessures sont constamment redoutées par les handballeur(se)s, mais certaines plus que d’autres. Sur l’histogramme en barres ci-dessus (cf tes cours de maths), tu peux remarquer que plus de 60% des blessures subies par les ailiers ont touché les articulations des genoux et/ou des chevilles. Cette zone des membres inférieurs du corps est la plus touchée, mais aussi la plus crainte par les pratiquants tétanisés à l’idée de subir l’effroyable, l’épouvantable, la maudite rupture des ligaments croisés du genoux. Malheureusement, la mythique blessure est également la plus répandue pour les ailiers, les arrières et les demi-centres. Elle forme avec les traditionnelles entorses ou foulures de la cheville ou du genoux, 80% des blessures des membres inférieurs du corps sur l’ensemble des joueurs et des postes. 

LA JEUNESSE SUREXPOSÉE 

Les blessures les plus visibles sont celles qui touchent les professionnels, mais celles qui sont d’autant plus inquiétantes, ce sont celles subies par les jeunes en structure pôle espoir ou centre de formation. L’augmentation du nombre de blessures graves chez les jeunes en pôle espoir est croissante. De la première à la deuxième année, le nombre de blessures légères diminue pour laisser place à une explosion des blessures graves ou à longue durée pour atteindre, en troisième année, un total de 45% sur l’ensemble des blessures des joueurs. Elles sont dues à plusieurs facteurs intrinsèques à la pratique du Hand à haut niveau, et aux morphologies des jeunes, encore en période de croissance. Lorsque l’on interroge des jeunes handballeurs de pôles, ils nous confient que des mots tels que « haute intensité », « intensif » ou encore « répétition d’efforts » leur sont rabâchés. D’où la nécessité d’intégrer dans les séances, des moments dédiés à la prévention des blessures. Les corps des jeunes joueurs sont sculptés, musclés et préparés pour faire face aux chocs. La musculation fait partie intégrante de la charge d’entraînement, au même titre que les étirements (c’est quand tu tentes de toucher tes pieds avec tes mains, jambes tendues). Un échauffement a aujourd’hui des airs de préparation à un sport de combat, mêlant des exercices de force, de résistance ou de puissance. Le but étant d’anticiper et prévenir les blessures, car comme t’es en train de penser si fort que tu nous le fais écrire : mieux vaut prévenir que ? Un critère primordial à cette prévention est la récupération. Après l’effort, les joueurs alternent cryothérapie et bonne hygiène de vie (oui c’est dur le haut-niveau) pour enchaîner les séances et développer toujours plus leur corps, leur outil de travail.

Nous parlions ici des joueurs de pôles et de Centre de Formation car, nous te le rappelons, les handballeurs du dimanche de ton équipe, sont le plus souvent touchés par les tendinites aux coudes à force de s’hydrater (faute à la canicule). Tendinites aux coudes, comme les gardiens… faut-il y voir un lien ? On pose ça là !

DON’T PLAY THE PLAYERS, LE JEU TROP DANGEREUX ?

Les blessures graves sont les hantises des joueurs pro. Elles peuvent leur faire vivre l’enfer, jusqu’à les obliger à mettre un terme à leur carrière. Le nom de William Accambray parle à tous les amoureux du ballon péguant. Sauveur de la patrie lors du ¼ de Finale face à l’Espagne aux JO 2012, il a ensuite enchaîné les périodes sombres, sur fond de blessures, jusqu’à envisager d’arrêter le hand. Il est l’un des exemples les plus connus de ces joueurs qui multiplient les pépins physiques, et symbolise les terribles conséquences liées à la pratique du haut-niveau. La figure d’un colosse aux pieds d’argile … Achille Accambray. 

La prolifération de ces cas ont fait naître un mouvement, initié par les meilleurs joueurs de la planète : Don’t Play The Players. Créé dans la langue de Shakespeare, mais aussi d’Emma Watson (elle aussi, claque mieux), cet élan a vu le jour suite au dernier Championnat du Monde. Il produit un véritable séisme médiatique. La plupart des stars du hand témoignent leur mécontentement face à l’accumulation des matchs à intensité maximale et des déplacements à l’autre bout de l’Europe. Cette saison, les joueurs et joueuses les plus utilisé(e)s, ont disputé plus de 80 matchs, mettant en danger leur intégrité physique et mentale.

Parce que Chabala est aussi présent pendant les vacances, on révise la poésie avec notre conseil en vers : Peur des blessures ? Pas de panique, on te rassure par un article. On s’en va déjà mais c’est pas fini, la team Chaba là pour vous sans répit. 

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