Handballeur professionnel : Métier de rêve, mais à quel prix ?

Handballeur professionnel : Métier de rêve, mais à quel prix ?

Handballeur professionnel : Métier de rêve, mais à quel prix ?

Ils jouent chaque semaine dans les plus belles salles de France, passent à la télé et vivent de leur passion, les joueurs de LidlStarligue exercent le métier de handballeurs professionnels. Tu t’y vois déjà… claquer des roucoulettes, réaliser des pastis mais surtout casser ton poignet pour des Chabalas qui ambiancent les foules ! Ce côté du joueur pro, tu le connais. En revanche, un point reste généralement flou ou peu présent dans l’univers médiatique de notre sport : celui des salaires. 

AUGMENTATION : LENTEMENT MAIS SÛREMENT

7 019 € bruts mensuels, c’est ce que gagne en moyenne un joueur de Starligue durant l’exercice 2018/2019, selon les chiffres de la Ligue Nationale de Handball. Une somme conséquente si on la compare aux 2 912 € bruts mensuels perçus en moyenne en France toute profession confondue en 2018 (INSEE), mais dérisoire face aux montants touchés par les ogres footballeurs et leur moyenne de 45 000 € bruts mensuels. En Starligue, les salaires sont en constante augmentation. Chaque saison, le salaire brut mensuel moyen, tout poste confondu est en hausse. Une hausse de plus de 15 % de la saison 2012 / 2013 à l’exercice 2016 / 2017 et, depuis, c’est une quasi-stagnation. En effet, lors de ces deux dernières années, le salaire moyen a connu un bond de « seulement » 1,83 %. Des chiffres utiles pour te la péter en repas de famille mais qui peuvent surtout t’aider à choisir ton poste. 

À L’ARRIÈRE ÇA COÛTE PLUS CHER

Si tu as pour projet d’évoluer au plus haut niveau du hand français, mieux vaut pour toi que tu sois arrière ou demi-centre. Avec respectivement 8 348 € et 8 220 € bruts mensuels, les postes de la base arrière sont les mieux rémunérés en D1, et dans le hand en général. Alors ce message s’adresse à toi joueur de base avant, que tu sois ailier d’1,70m ou pivot de 95kg. Toi que ces chiffres révoltent car ton coach te demande 90% d’efficacité au tir quand ta gâchette d’arrière peut rendre des feuilles de match à 2 sur 10…Résiste et prouve que tu existe ! Car même si l’inégalité des salaires te fait enrager, ils se basent sur des faits bien tangibles. En moyenne sur un match de Starligue, les arrières et demi-centre possèdent le ballon 72% du temps de jeu placé. Ils décident des combinaisons, des tactiques et du déroulement des actions d’où leurs salaires élevés corrélativement à leurs responsabilités. Une statistique qui amplifiera à n’en pas douter les discussions animées mais bon enfant entre ailiers / pivots et arrières.

Mais comment analyser le hand français sans évoquer ton poste à toi le guerrier, le dernier rempart, le kamikaze de l’équipe ? Oui toi le gardien de but. Si tu jettes un œil à notre graphique de pure qualité, tu peux voir que le salaire des gardiens se situe parmi les plus élevés des différents postes. On devine ton air satisfait devant ton écran et tu peux l’être car le tien aussi est justifié.Tous les amoureux du ballon pégué seront unanimes, un bon gardien, en plus d’être spectaculaire, te fait gagner des matches. Lors de cette saison 2018/2019, le portier chambérien Yann Genty a réalisé 37% d’arrêts soit 8% de plus que la saison précédente. Conséquence ? Le club savoyard termine meilleure défense de Starligue, se classe 3e soit meilleur classement depuis 2012, s’apprête à disputer une coupe d’Europe et Yann Genty fini meilleur gardien de la compétition. Une 3e place également au rang des salaires (7 231 € bruts mensuels) bien méritée au regard du rôle de ces joueurs souvent incompris par leurs partenaires. 

Ça y est, tu fantasmes à l’idée de gagner 5 SMIC pour montrer ton faciès sur Beinsport ? Parce que chez Chabala on t’apprécie, on te rappelle que la réalité n’est pas toujours aussi brillante qu’elle en a l’air…

L’ARBRE PARISIEN QUI CACHE LA FÔRET

Avec 17 059 204 € de budget sur l’exercice 2018 / 2019, le Paris Saint-Germain Handball a redistribué plus de la moitié de celui-ci dans sa masse salariale. En plus de terminer la saison en tête du classement de Starligue, le club de la capitale domine également celui de la part du budget consacrée aux salaires des joueurs avec ses 10 117 365 €. Cette somme représente plus d’un quart du total des masses salariales tout club confondu, surclassant largement une moyenne tutoyant les 3 Millions d’euros. Bien que marqué à la culotte par ses deux rivaux Montpelliérain et Nantais, le PSG bénéficie de deux coups d’avance sur ces derniers puisque sa masse salariale est supérieure à celles de ses deux concurrents. 

Des montants à te faire saliver, manieur de ballon taille 3 collant. Mais en attendant de fouler le parquet bleu de Coubertin comme tes idoles, révise tes combinaisons, assouplis ton poignet et travaille ton impulsion pour atteindre un jour, qui sait, ces sommets dorés. Même si en moyenne, les masses salariales des clubs de première division n’ont jamais été aussi élevés, ceux des joueurs parisiens « faussent » la donne tant les leurs sont exorbitants. Parmi les joueurs vedettes de l’ère quatarie du PSG, Nikola Karabatic et ses 1,1 M d’euros bruts annuels, est en tête des joueurs les mieux payés. Le triple meilleur joueur du monde en précède un autre puisque le Danois au bandeau Mikkel Hansen le talonne à quelques milliers d’euros près (oui, pour certains c’est pas énorme). Pour comparer, le joueur le mieux payé du HBC Nantes (3e plus grosse masse salariale) est l’expérimenté Kiril Lazarov, percevant un salaire estimé à 15 000 €. 

Après avoir titillé ton imaginaire, regarde notre troisième graphique pure qualité… Une double fracture tibia / péroné plus tard, retour à la réalité. Tu n’as plus qu’à choisir ton poste et ton club pour une idée plus précise de ton probable futur salaire. Avec tes yeux d’expert, tu noteras qu’un autre club francilien se tient à l’extrême opposé de ce classement. Pontault-Combault fait figure de petit poucet dans ce championnat toujours plus riche, en était la seule équipe à ne pas atteindre le pallier du million d’euros. Pontault-Foucault. N’en déplaise à Jean-Pierre… c’est notre dernier mot.

CHABALA by Adrien Leitao

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